dixème coupe du monde de skicross aux Contamines-Montjoie du 13 au 15 janvier 2012

Vu par Xavier Kuhn

Né le 4 août 1978 à Sélestat, il est monté à cinq reprises sur un podium en Coupe du Monde dont le 9 janvier 2010 aux Contamines.

"Pour commencer, un départ toujours déterminant (encore plus aux Contas) car la vitesse est très élevée et les dépassements difficiles. La piste est exigeante même seul dedans. De suite après le départ [...]"


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Le mot de Xavier KUHN

"Pour commencer,

Un départ toujours déterminant (encore plus aux Contas) car la vitesse est très élevée et les dépassements difficiles. La piste est exigeante même seul dedans.

De suite après le départ nous arrivons sur une petite ligne de woops super intéressante car elle permet de bien faire la différence entre les gars et les mecs rapides peuvent faire leurs places.

La vitesse commence à vraiment monter de suite après le premier saut qui lance dans la pente, l'accélération est immédiate et les choses sérieuses arrivent seulement. Pour suivre un enchainement de 2 courbes avec un transfert relativement facile (mais c'est sur les parties faciles que les meilleurs arrivent à faire la différence). On rentre dans un long virage pied gauche qui amène dans la forêt. Il est super important et son entrée doit se faire au millimètre car il conditionne une des parties maîtresse de la course (l'arrivée dans la forêt). Dans cette partie les angles pris par les athlètes sont phénoménaux et très précis.

C'est également une des parties les plus sympas à skier au niveau sensation. L'un des virages Maître de cette partie est le virage du pylône avec un transfert à faire en l'air, c'est hyper excitant et grisant mais c'est également une des parties les plus dangereuses car les meilleurs et les plus "couillus" peuvent s'infiltrer dans l'intérieur du virage afin de doubler. Avis aux virtuoses car à cette vitesse et avec les angles à tenir ce n'est pas choses simples, n'est ce pas Enak ?!

Une fois ce combat passé on arrive sur le big camel qui passe en général très bien (si le boulot a été bien fait en amont) puis le step up relativement facile mais qui procure de bonnes sensations. Il est primordial d'avoir bien skié ces derniers jumps pour pouvoir emmagasiner un max de vitesse à l'approche du long plat (la seule partie ou l'on peut souffler) à vite dire car on est loin d'être à l'abri d'un dépassement car sur les plats il y a le phénomène d'aspiration ; donc c'est cannes sous les bras, à plat ventre et on ne se retourne pas. Ça passe très vite on est déjà sur le 4 big jump là c'est changement de rythme et on prépare sa vision à rentrer dans le " Noir " en effet le soleil vient moins taper et le relief se voit moins, pour couronner le tout la neige est souvent plus béton (le super cocktail en fait).

Le virage juste après le jump 4 (pied droit) est très exigent et met l'organisme à rude épreuve les cuisses commencent à chauffer et il faut rester bien lucide, suivi d'un pied gauche relativement facile et heureusement à l'approche du big jump 5. La vitesse y est rapide la neige est béton et on ne voit pas grand chose, le top quoi... de suite après on a un léger pied gauche tout en devers donc gaffe à bien être solidement sur son pied et en ayant le relâchement nécessaire a l'approche du corner jump. Cette partie s'enchaine très vite et il faut connaitre parfaitement la piste afin de ne" pas se perdre dans la tête " et rester encore une fois le plus lucide possible. Physiquement ça commence à être très cher !

Pour la dernière partie, il faut trouver le juste milieu entre relâchement et avoir la bonne ligne, ça n'est pas chose simple. C'est une grosse partie de glisse ou il est important d être « chat ». Rester à l'aspiration jusqu'au dernier moment si l'on est derrière et lorsqu'on est devant la ligne d'arrivée semble très loin et l'on souhaite en finir.

L'édition 2012 propose une arrivée légèrement plus basse et c'est une bonne chose car les athlètes terminent dans une aire d'arrivée plus à plat et après la guerre endurée c'est une bonne chose. Les spectateurs seront également ravis grâce à un accès direct à la piste.

Pour résumer Les Contas, c'est LA course à gagner pour l'athlète; exigeante à tout point de vu, pour les gros cœurs mais par dessus tout une grosse dose d'adrénaline et de bonheur....
En un mot : UN MUST !!!!!!!!"

Xavier KUHN

Vu par l'organisateur

" Du départ au Transfert : une partie technique où le coureur doit très rapidement trouver sa meilleure trajectoire, prendre le maximum de vitesse et se trouver en tête du groupe de 4. Il va falloir faire sa place à « coups de coude » ou [...] "


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Le mot de l'organisateur

Du départ au Transfert

Une partie technique où le coureur doit très rapidement trouver sa meilleure trajectoire, prendre le maximum de vitesse et se trouver en tête du groupe de 4. Il va falloir faire sa place à « coups de coude » ou plus.

Le choix de la place dans les starts se fait en fonction de la place aux qualifs, le meilleur des qualifs dans chaque heat choisi sa place, importance stratégique en fonction de ses adversaires et de leurs capacités...

Un bon départ comme sait les faire Ophélie permet de couper les trajectoires, les rollers permettent d'accélérer si on est véloce donc de pouvoir maintenir sa ligne, d'où l'importance de plusieurs run d'entrainement pour connaitre où est sa meilleure ligne... Les premières figures jusqu'au premier virage permettent de mettre les coureurs en ligne sans provoquer de combats interdits...

Du 2nd au 3rd Jump

On est dans la partie raide du parcours avec une prise de risque importante et des vitesses élevées (pouvant atteindre 60 à 70 km/h).

Une vraie partie technique, où il faut être sur son ski afin de pouvoir, ou larguer si on est en tête, ou reprendre si on est derrière. Les bons skieurs sont capables de sortir leurs meilleures armes pour impressionner l'adversaire mais là, la faute est synonyme de fin de course...

Du Camel au 5th Jump

Une partie moins raide qui va permettre de reprendre son souffle mais ponctuée des 2 plus gros sauts du parcours. Pas le temps de trop se relâcher.

Du Corner Jump à l'arrivée

Nouvelle portion 2012. Plus attractive et plus physique. Le plus fort physiquement, s'il n'a pas fait de fautes techniques, devrait sortir vainqueur de cette portion.

La fin de parcours qui joue avec la nature des modules construits dans un terrain de jeu inventé il y a des centaines d'années comme si cela avait été prévu pour cette belle discipline, une glisse une fluidité. Tout le monde s'amuse, des préparateurs Rolland et Nico en passant par les bénévoles, les coureurs mais enfin les spectateurs à qui on offre un magnifique spectacle...

L'arrivée

Une arrivée dans une nouvelle enceinte au milieu des tentes des spectateurs qui pourront utiliser les pentes naturelles pour suivre l'arrivée et une grande partie du 3ème tiers de la course (le reste pouvant être suivi sur le grand écran).
Si ce n'est pas la finale, 2 possibilités si le coureur est dans les 2 premiers, à peine le temps de prendre les conseils de son coach, il faut déjà reprendre le télésiège pour remonter au départ et se préparer pour le run suivant. Sinon, c'est le moment d'analyser sa course, de revoir les ralentis sur le grand écran et de penser à la prochaine étape de la Coupe du Monde.

Une piste mythique

Déjà surnommée « Le Kitzbuhel du skicross » par les coureurs eux-mêmes, cette piste au tracé sélectif et rapide, sera encore plus engagée pour sa dixième édition.

Pour l'occasion, le dernier tiers du parcours a été réaménagé. Objectif : encore plus de plaisir pour les coureurs et plus de spectacle pour le public ! Cerise sur le gâteau : les coureurs arriveront au milieu des spectateurs. Show garanti !



La piste en détail

17 virages détaillés au survol de votre souris

Un parcours qui demande de la technique (en ski), du courage, des jambes, du souffle et du mental. Les vainqueurs sont toujours de réels champions.